MAXI CROSS

Mis à jour : 5 févr. 2020

Dans le cadre de la prépa au MIUT, les bros enchainent les courses intermédiaires afin de répéter les gammes avec panache. Quinze jours après les Marcassins, un nouveau quatuor s'attaque au fameux cross de Bouffémont. Au programme, 27kms pour 1000 de D+ et un parcours particulièrement dégueulasse. Récit par les princpaux intéréssés.


UN TRAIL BIEN CHIANT

Par Cédric F.


La force du groupe te tire toujours vers le haut. Mais pas là ! Encore une belle connerie que d'avoir dit oui aux Bros pour débuter la saison de trail au Cross de Bouffemont. 27km dans la boue qui pue littéralement la merde. Pourtant ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille en regarder des photos des années précédentes et les commentaires enthousiastes des traileurs… Un remake de la SainteLyon mais sans frontale obligatoire.


Départ avec panache même sur le premier raidillon, j'en profite, c'est de l'asphalte et dans 1km le bourbier commence ! Max me colle au cul, il aime quand c'est gras, boueux, glissant bref tous les synonymes d'un trail bien chiant ! 


La première partie passe sans encombre. J’évite de trop forcer en côte, mais sur plat et dans les descentes même boueuses, j'envoie. J'ai une bonne descente (parole de breton). Arrivé au ravito du 12eme km avec Max en 1h… Hum ça sent le sur-régime. Je verrai bien quand la machine lâchera.



La seconde moitié est plus coriace et très casse pattes. Les kilomètres défilent et les kilos de boue s’accumulent sur les mollets et les Trabuco Lyte. Les couleurs flashy se transforment en 50 nuances de boue et ça n'a rien de sexy. 


Au 20eme, la popcorn party débute… Je laisse partir Max. Les cannes sont cuites, dans les bosses très raides je pars en moonwalk, impossible de relancer sur le plat et comme un débile je n'ai pas rempli mes flasques au ravito… Mon corps n'est plus en pleine croissance mais il me faut de l'EAU ! Les dernières montées sont un calvaire mais les descentes me permettent de lâcher mes dernières forces dans ce chantier. 


Je vois Max sous l’arche d’arrivée que je passe en 2h48. Fin du calvaire. Une bière cul sec, un coup de karsher et au lit. La prépa pour le MIUT est lancée et il va y avoir du boulot !



OUH LA GADOUE

Par Maxime


Après un trail des Marcassins rondement mené, à la frontière entre gros kiffe et explosion, l'idée de jouer à nouveau "à domicile" dans des conditions toujours aussi compliquées me ravit au plus haut point : j'adore patauger dans la gadoue! J'adopte donc la même stratégie : partir sur un rythme soutenu sans savoir si ca va tenir, ou pas, surtout après l'anniv arrosé de l'ami Romain la veille.


Sur les 5-6 premiers, difficile de rester constant car le terrain change sans cesse : bitume, feuillage, boue, sable, flaque d'eau, mais je garde Cédric en ligne de mire et essaye de tenir la cadence. Une seule idée en tête : ne pas le laisser s'échapper !


Les sensations sont bonnes et je parviens à relancer facilement surtout quand nous croisons l'ami et coach Jimmy, engagé sur le 41kms et parti un peu plus tôt dans la matinée. Nous arrivons main dans la main avec mon bro au ravito du 12ème km avec 10min d'avance sur les prévisions. Arrêt au stand de 90sec, et ça repart. Attention à ne pas se cramer, il reste 16kms.



La suite du parcours est plus compliquée ("ouh la gadoue, la gadoue, la gadoue"), sans être technique puisqu'il suffit de bien rester camper sur ses jambes et de relancer le plus possible. Aujourd'hui est un bon jour et les copines dopamine et adrénaline restent solidement accrochées à mes Trabuco Lyte contrairement à Cédric que je sens ralentir. Je prends un plaisir coupable à en chier et me surprend à sourire quand ca devient difficile mais reste tout de même sur la réserve car l'arrivée est encore loin.


Au 20ème km, tout s'accélère, un coup d'oeil dans le rétro, je ne vois plus mon pote et pense alors aux copains à qui j'ai promis de courir avec panache. Au même instant une phrase de Zach Miller me revient : "j'aime courir de manière agressive". Je relance un peu trop fort et chute lourdement sur la jambe gauche ce qui provoque un début de crampe. Fait chier, tout se passait tellement bien jusqu'ici. Je repars prudemment, car plus une goutte d'eau alors que j'en ai grandement besoin et jette un coup d'oeil à ma montre qui affiche 2h33, c'est donc loupé pour faire sub2h30.


Pas grave, je me sens bien, ai géré la course aux sensations sans rencontrer de difficultés particulières et termine tranquillement en 2h42 avec un léger gout amer car y'avait moyen de mieux faire.



C'EST PAS LE NEPAL

Par Charlotte

Il paraît qu’il y a une nouvelle arrivée parmi les bros... Scoop, c’est moi ! Rien de mieux qu’un trail boueux pour fêter ça. Les grasses matinées dominicales attendront, direction Bouffémont avec Guillaume, Max et Cédric F. pour une petite balade de 25 kilomètres sur le papier, 27 kilomètres dans la réalité. Deux kilomètres de bo(ue)nus (j’ose).

J’encourage les bros sur la ligne de départ et je me place dans le second sas. Le départ est donné. Comme à mon habitude, je pars prudente et j’attends de voir ce que me réserve ce petit parcours boisé. Dès les premiers kilomètres, le ton est donné. Le terrain a été bien labouré par les précédents coureurs des 25 (et 10 de la veille), ça glisse, ça patauge, on a de la boue jusqu’aux mollets mais souvent ça court et ça fait du bien. 

Le ravito du 11ème dure 30 secondes chrono, #passionfraisetagada et ça repart. Je découpe la course en deux blocs : jusqu’au 17ème kilomètre puis les 10 kilomètres restants. Les montées et descentes s’enchaînent, alternées par du plat, idéal pour relancer. Tout roule jusqu’au 23, je pense aux milliers de marches du Népal et aux sentiers bretons (mais où est la mer ?) pour m’encourager et j'accroche à des coureurs pour me caler. Plutôt tendance dromadaire je bois peu sur les courses mais ça finit toujours par me jouer des tours.


Km 24, mon genou droit décide de vivre sa propre vie. Ça tire et je sens qu’il y a un truc un peu bizarre mais je continue, laborieusement, plus de jus et l’effet Haribo est fini depuis longtemps. On sort du bois et j’aperçois les gens venus encourager les coureurs sur les dernières centaines de mètres avant l’arrivée.

Je donne tout pour le finish, heureuse à l’idée de retrouver les bros (qui manqueront malheureusement mon arrivée triomphale, trop occupés à déglinguer le stand de hot dogs).  M-3 avant le MIUT, il y a du boulot !



OBRIGADO

Par Guillaume


J'avais déjà la tête à la soirée d'anniversaire de Neymar et ne préfère pas m'exprimer sur le cross de Bouffémont...






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