Trail de Serre Chevalier Salomon 2021

Dernière mise à jour : 17 sept. 2021

C'est un trio inédit qui se rend à Monetier Les Bains pour participer au Serre Chevalier Trail Salomon 2021. Trois coureurs, 3 catégories d'âges, 3 formats de course différents pour entamer la rentrée en bonne et due avant d'attaquer les choses sérieuses avec comme objectif principal, le MIUT en Novembre. Récit ci-dessous de Colin, Maxime et Guillaume.


 

LE MARATHON DES CERCES (45 kms / d+ 3200)

Par Colin



Un départ rapide où je me place dans le groupe de tête dès les premiers mètres. La tactique de course était de rester devant pendant un petit moment pour tester un peu les adversaires et sonder le niveau.


Je fais donc la première montée jusqu'au col du Chardonnet dans le top 5 à quelques minutes du premier. Je trouve rapidement mon rythme, je fais une belle ascension. Passage au col en 1h26, visibilité à 10m, les gants ne sont pas en trop.


Dès le début de la descente je sens mes jambes bien entamées (manque de foncier évident après un été sans sorties longues à pied) alors que la montre affiche seulement 11km.

Au km 13, un peu avant le premier ravito, les premières crampes apparaissent. Je descends sur le ravito 2km plus loin sans trop de soucis. En repartant du ravito, les crampes sont vraiment douloureuses, et je comprends qu'il va falloir composer avec.


Je repars tant bien que mal dans l'ascension du col des Roches Noires, à une allure (très) lente. Moi qui aime mettre des taquets dans les ascensions, là c'était mort. Obligé de faire des arrêts assez souvent pour essayer de calmer les crampes. Les prochaines montées s'annoncent très longues. Je continue ma progression dans la douleur, je me fais doubler par quelques gars, et j'arrive au deuxième ravito cassé en deux. Je fais des culs sec de st yorre en espérante faire disparaître les crampes. Nada. Je repars avec les mêmes jambes qu'en arrivant.


La portion qui suit est plutôt roulante. Un peu frustrant de pas pouvoir dérouler, mais à ce moment là, la mission c'est de s'accrocher et finir. J'arrive à la bifurque entre le 45 et le 60km. Pas trop d'hésitation à ce moment là. Je descends donc sur le dernier ravito au km 34.


J'attaque ensuite une belle montée de 2.2km avec 700m de D+ pour sortir au grand Aréa. Là aussi frustré de pas pouvoir me sécher la gueule dans la dernière montée de la journée. Arrivé en haut, j'entame mes 8km de descente pour rejoindre l'arrivée.


Je reste bloqué dans une bosse qui remonte de 5mètres (crampes encore et toujours), un concurrent me reprend. Je m'accroche à lui pendant la fin de la descente en me disant que si on arrive sur le bitume ensemble, il est cuit. Finalement je réussi à le doubler un peu avant d'arriver dans le village.


Arrivée. 6h17 d'effort, pour 45km et 3200m de D+. Chrono anecdotique pour moi au vu de ma prépa et des crampes durant la course. Mais un super moment passé en montagne, sur un parcour magnifique.


Maintenant cap sur le MIUT. Avec la même équipe de cracks !


 

LE GRAND TOUR DES CERCES (60 kms / d+ 4000)

Par Guillaume


Ce trail de Serre Chevalier n’était pas une date que j’avais coché dans l’agenda 2021 mais je n’ai pas pu résisté aux arguments des bros pour m’attirer dans les Alpes… Et quitte à ne pas avoir programmer ce trail autant faire le format le plus long, alors voilà que je me lance sur le 60K et 4000D+ proposé par l’organisation.


En pleine réflexion sur « mon » format de prédilection, (compliqué d’être 'dans la tête d’un traileur') je me dis que cette course peut être l’occasion de me donner des bribes de réponses à la question : Focus sur du court ou passage dans le long ? L’objectif de course se dessine bien tard après analyse du profil et résultats des coureurs 2020. La sentence tombe, entre 9h et 9H30, les temps de passage sont notés dans le tel et let’s go.


6h du mat’, j’accompagne l’espoir Colin en frontline.

Après avoir laissé partir les élites du 45k, je trouve mon rythme dans la nuit et attaque le premier 1000 de D+ prudemment. J’aime la nuit, je pense à tout sauf à la course, petit à petit le peloton s’étire et des petits groupes se forment dans un silence magique.


Au 1er ravito, le jour s’est levé, certains essaient de casser le silence mais pas pour moi, je reste dans ma bulle, recharge les flasques, et file. Pas question de casser la croute, depuis quelques temps je fais en sorte d’avoir ma nourriture et m’alimente en ascension. Les jambes tournent bien, j’arrive à trouver un rythme qui ne m’abime pas pour arriver frais à la dernière ascension du Grand Aréa.


Petit à petit je sors de ma bulle, je reprends quelques coureurs et échange 2,3 mots : T’es sur le 45k ou 60k ? Et je file, lâchant un « bon courage » puis 2,3 torsions de chevilles me rappellent à l’ordre, la perte de concentration ne pardonne pas. Arrivée au 33K, c’est le choix entre le parcours 45 ou 60, pour moi c’est tout décidé depuis longtemps, je file à gauche direction le 60K, applaudissements des bénévoles, je me dis qu’ils n’ont pas du en voir passer beaucoup, ca motive.

S’en suit une longue balade solitaire jusqu’à 3K du dernier ravito et l’attaque du Grand Aréa.

Toujours à l’aise, je commence à me demander si je ne suis pas trop prudent mais tant pis, je prends trop de plaisir à être bien et dans une forme de plénitude que je ne trouve qu’en trail. Il faudra apprendre à frôler la limite, mais pas aujourd’hui. Je rattrape un coureur, sosie de Germain Grangier, bonne allure mais petit coup de mou. On discute, on se ravitaille ensemble et décidons de repartir ensemble pour Grand Aréa.


2K et 800d+, terrible, je monte à 3km/h malgré la bonne forme, les jambes ne veulent pas aller plus vite mais ne font pas mal. Arrive le sommet, 8km de descente en gestion, arrivée dans Monnetier et je vois Max m’encourager comme un fou. Je file, Colin est derrière la ligne, je pense à la tof, la ligne est passée, 9h22, 22ème, objectif atteint.


Alors court ou long ? Aucune idée mais prochain objectif MIUT avec cette GOAT TEAM et peut-être l’envie de se mettre dans le rouge cette fois !


 

LE CHALLENGE 12 kms (d+ 600) / 26 kms (d+ 1800)

Par Maxime


J'arrive à Serre Chevalier avec un besoin de revanche par rapport à l'année dernière puisque ma première participation à ce challenge avait été très difficile à cause d'une prépa inexistante. C'est donc plein d'entrain que je me présente au départ, cette fois-ci en forme, ce ces deux courses que je compte bien mener avec panache et ainsi améliorer les chronos de 2020.


Jour 1 / Le tour des chapelles

Fraichement arrivé la veille, je ne suis pas stressé et me chauffe tranquillement 30min avant le départ devant Colin et Guillaume venus me soutenir pour l'occasion. Que ca fait du bien de se sentir soutenu ! Je ne pense qu'à une chose : faire mieux que l'année dernière et moins subir ce parcours exigeant car rapide.



14h : coup d'envoi ! J'entame les 200 premiers mètres à un rythme soutenu pour de frayer une place, et attendre que le ventre mou s'étire. Je vois Guillaume qui m'encourage et à c'est à ce moment que je décide de rattraper le peloton. Un coup d'accélérateur en 3'45 pour me retrouver dans les 30 premiers. Faux plat montant au kilo 2, bouche pâteuse comme en 2020, merde ca recommence.


Je serre les dents, et m'accroche pour ne pas me laisser distancer sur la 1ère grosse ascension entre les kms 2 et 4 et repense au conseil de Guillaume "relance avant et après chaque virage même si ca grimpe". Second souffle entre les kms 4 et 6 où je reprends quelques coureurs malgré le mur à franchir.


Arrive enfin le dernier pic au kilo 7, et c'est parti pour une descente à tombeau ouvert même si la dernière bosse me casse les jambes. Je termine ventre à terre, coup d'oeil sur le rythme, entre 4'10 et 3'50 sur les 2 derniers kms, et distingue la ligne d'arrivée au moment où Guillaume vient à ma rencontre. Dernier check du chrono qui annonce 1h04 quand je franchis la ligne d'arrivée, soit 5min de mieux que l'année dernière. Contrat rempli !



Jour 2 / Le petit tour des cerces

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