PEDRO & SES BROS

Mis à jour : 17 avr. 2019

Le mythe du mec qui devient marathonien sans prépa on l’a souvent entendu mais jamais vu. Et bien dimanche dernier nous l’avons vécu. Nous vous racontons comment cet exploit a été réalisé.

PEDRO


Depuis janvier, l’idée de se lancer sur un premier marathon trotte dans la tête de Pierre. Il commence alors une préparation entre renforcement musculaire chez EPISOD et course à pieds où il cumule 50 km en janvier et 50 km en février. Son objectif est de monter en puissance, mais à la mi-février apparait une vilaine tendinite au genou gauche qui stoppe toute activité physique jusqu’à fin mars (c'est à dire 15 jours avant le marathon de Paris). Depuis, il n’a pu faire que deux sorties de 14,5 km et 7 km. De plus, sa dernière sortie s’est mal passée avec l’apparition de douleurs dans la jambe gauche. À quelques jours du départ, l’idée d’abandonner ce Marathon lui traverse l’esprit, mais c'est sans compter l’énergie transmise par ses potes, qui le motive à faire ce paris un peu fou de s’aligner, à moitié blessé et sans préparation. L’idée n'est pas non plus de se blesser complètement ni de se mettre mal, mais de courir aux sensations et d’aller le plus loin possible. Puis, pour continuer de mettre toutes les chances du mauvais côté, il choisit également de courir avec des chaussures et une tenue complètement neuves.

MARATHON DE PARIS GO !


Dimanche 14 avril, le voici donc prêt à prendre le départ de ce Marathon de Paris 2019. Sans pression, sans même penser à la ligne d’arrivée. Ce qui est surement l’une des premières clefs de cette réussite improbable.


Porté par des potes toujours prêts pour la bonne vanne, il se rend sur la ligne de départ, après un petit coucou aux copains d’ASICS qui ont permis à toute la team de s’aligner ce jour-là. 8h30 : le voici donc sur la ligne, sans se rendre compte de ce qui va se passer, détendu et rassuré par la présence de ses bros, habitués à courir la distance. Les premiers kilomètres se passent sereinement, escorté par la team au complet jusqu’au 3e km, puis il reste en binôme avec Romain.


PEDRO & ROMAIN - Du 3e au 10e km


Romain est un vieux compère avec qui il a partagé ses plus belles expériences sportives. Romain est hyper précis dans le respect des allures fixées entre 5’45 et 6’mn / km. À chaque fois que Pierre tente d'accélérer, il le ralentit en bon gestionnaire.


Tout se passe tranquillement jusqu’au 10e où tout le monde l’attends pour récupérer sa veste et balancer quelques petites vannes. Romain laisse alors sa place à Guillaume.


PEDRO & GUILLAUME - Du 10e au 20e km


Guillaume est aux petits soins du garçon et va chercher tous ses ravitaillements. Jusque là, Pierre n’a rien à faire à part profiter, discuter et avancer comme une belle balade du dimanche entre potes.


Pierre commence à compter les kilomètres et le passage dans le Bois de Vincennes laisse apparaître quelques douleurs et débuts de crampes à la jambe gauche. 20e km. Nouveau petit check aux Bros qui l’attendent tous ensemble et c’est au tour de Cédric de prendre le relais.


PEDRO & CÉDRIC - Du 20e au 30e km


Cédric arrive au bon moment. Avec son expérience de la course, il lui donne vite une barre Baouw et une boisson riche en sels minéraux. En lui rappelant de boire et manger régulièrement. Ce qui lui permet de ne pas ressentir de coup de mou. Pierre guette la Tour Eiffel au loin et Cédric lui rappelle que c’est le 30e. A ce niveau là, il va déjà battre son record de distance de 3 km. 30e km. Pierre récupère toute la bande qui l’accompagnera jusqu’au bout.


Ça discute et ça vanne encore bien mais les potes craignent le mur, plus que lui finalement.

PEDRO & JULIEN, ACCOMPAGNÉS DE TOUS LES AUTRES - Du 30e jusqu'à la fin.


Pierre est euphorique parce qu’il a déjà battu son record de distance mais Julien lui rappelle de ne pas fanfaronner avant le 35e.


Pierre commence à évoquer l’idée de faire une pause pour s’étirer parce que les sensations de crampes commencent à revenir. Julien décide alors de lui passer sa gourde toutes les 4 minutes pour limiter la déshydratation et de le ravitailler en salé plutôt qu’en sucré.


Entrée dans le bois de Boulogne, la partie la plus monotone du parcours, les bros sortent les téléphones pour appeler d’autres potes en FaceTime histoire de passer le temps plus vite.

HERO(S)

Pierre tient le coup physiquement et si les jambes deviennent raides, il se concentre sur sa foulée, en pensant à son prochain objectif : voir sa femme et son fils au 39e. Il prendra le temps de leur faire un gros câlin suivi d’un sprint sur 200 mètres, qu’il paiera jusqu’au 41e.


Les jambes sont lourdes, mais il se rappelle que la spécialité maison est le sprint sur les 500 derniers mètres (là où son pote Maxime préfère sprinter sur les 500 premiers). Pierre passe devant le panneau des 500 derniers mètres et lance son sprint final.


Il donne tout jusqu’à la ligne d’arrivée où il peut enfin tomber dans les bras de ses potes qui n’en reviennent pas de l’exploit accomplit ! Et ce, avec une sérénité déconcertante.


Bilan : Pierre devient marathonien en 4h06 (5'51/km) alors qu’il ne pouvait pas courir 10 km, 8 jours plus tôt.


Comme quoi, tout est possible quand on est on porté par une belle bande de potes.

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